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🌍 Être un acteur du bien dans un monde de divisions

DerniĂšre mise Ă  jour : il y a 7 jours


Dans quel contexte vivons-nous aujourd’hui ?

Frùres et sƓurs,

Dans une sociĂ©tĂ© traversĂ©e par les peurs et les crispations, oĂč les mots blessent parfois plus que les balles, certains voudraient que la peur nous divise et que le mot « islam » n’évoque plus la paix, mais la suspicion et la mĂ©fiance.

Face Ă  cette rĂ©alitĂ©, le musulman d’aujourd’hui se retrouve souvent pris en Ă©tau entre deux discours contradictoires :

đŸ§± D’un cĂŽtĂ©, un discours religieux figĂ©, qui enferme la foi dans la peur du monde et prĂȘche le repli et la mĂ©fiance.

đŸ—Łïž De l’autre, un discours social et mĂ©diatique qui stigmatise, marginalise et prĂ©sente parfois la foi comme une menace.

Quel danger guette le croyant face Ă  ce double discours ?

La tentation est grande :

  • « Puisqu’on ne veut pas de moi, je me retire. »

  • « Puisqu’on me rejette, je rejette les autres. »

Mais cĂ©der Ă  cette rĂ©action, c’est tomber dans le piĂšge d’IblĂźs : transformer la

diffĂ©rence en affrontement, glisser dans un monde divisĂ© en nous contre eux, oĂč la peur remplace la luciditĂ© et oĂč la colĂšre Ă©teint la misĂ©ricorde

Pourquoi Dieu refuse-t-Il que nous nous isolions ?

Parce que Dieu ne nous a ni créés pour nous cacher, ni pour nous excuser d’exister, ni pour vivre dans la rancune.

Au contraire, Il dit :

ïŽżÙˆÙŽÙƒÙŽŰ°ÙŽÙ°Ù„ÙÙƒÙŽ ŰŹÙŽŰčÙŽÙ„Ù’Ù†ÙŽŰ§ÙƒÙÙ…Ù’ ŰŁÙÙ…Ù‘ÙŽŰ©Ù‹ ÙˆÙŽŰłÙŽŰ·Ù‹Ű§ لِŰȘÙŽÙƒÙÙˆÙ†ÙÙˆŰ§ ŰŽÙÙ‡ÙŽŰŻÙŽŰ§ŰĄÙŽ Űčَلَى Ű§Ù„Ù†Ù‘ÙŽŰ§ŰłÙïŽŸ
« Ainsi, Nous avons fait de vous une communauté du juste milieu afin que vous soyez témoins pour les hommes. »(Al-Baqara, 143)

Être tĂ©moin, ce n’est pas imposer. C’est inspirer.

C’est rendre la justice lisible. C’est incarner la misĂ©ricorde.

C’est montrer par l’excellence de notre comportement la beautĂ© de la foi.

Comment transmettre la foi dans un monde polarisé ?

La foi ne s’impose pas. Dieu le dit clairement :

ïŽżŰŁÙŽÙÙŽŰŁÙŽÙ†ŰȘَ ŰȘÙÙƒÙ’Ű±ÙÙ‡Ù Ű§Ù„Ù†ÙŽÙ‘Ű§ŰłÙŽ Ű­ÙŽŰȘَّى ÙŠÙŽÙƒÙÙˆÙ†ÙÙˆŰ§ Ù…ÙŰ€Ù’Ù…ÙÙ†ÙÙŠÙ†ÙŽïŽŸ
« Est-ce à toi de forcer les gens à devenir croyants ? »

Le Coran Ă©veille l’esprit, ouvre le cƓur, apaise l’ñme.

Il ne dit pas : « Crois parce que tu dois. »

Il dit : « Crois parce que tu comprends, parce que tu vois, parce que tu choisis.

Pourquoi le racisme est-il une trahison de la foi ?

Parce que le racisme, c’est fermer les yeux sur la sagesse de Dieu.

C’est refuser de voir la beautĂ© de Sa diversitĂ©.

C’est juger un ĂȘtre humain par sa couleur, sa langue ou mĂȘme son prĂ©nom, comme si Dieu avait commis une erreur dans Sa crĂ©ation.

Dieu dit :

ïŽżÙˆÙŽÙ…ÙÙ†Ù’ ŰąÙŠÙŽŰ§ŰȘِهِ Ű§ŰźÙ’ŰȘÙÙ„ÙŽŰ§ÙÙ ŰŁÙŽÙ„Ù’ŰłÙÙ†ÙŽŰȘِكُمْ ÙˆÙŽŰŁÙŽÙ„Ù’ÙˆÙŽŰ§Ù†ÙÙƒÙÙ…Ù’ïŽŸ
« Parmi Ses signes, la diversité de vos langues et de vos couleurs. »(Ar-Rûm, 22)

Mais ce poison ne s’arrĂȘte pas au regard.

Il commence dans l’esprit, assombrit le cƓur et finit par salir la langue.

Et certains en viennent à dire que s’appeler Mohamed serait “coloniser la France”.

Ce n’est pas la France qui est colonisĂ©e : ce sont leurs cƓurs, qui sont colonisĂ©s par la peur et l’ignorance.

Qui sommes-nous vraiment ?

Dieu nous rappelle notre fraternité essentielle :

ïŽżÙŠÙŽŰ§ ŰŁÙŽÙŠÙ‘ÙÙ‡ÙŽŰ§ Ű§Ù„Ù†Ù‘ÙŽŰ§ŰłÙ Ű„ÙÙ†Ù‘ÙŽŰ§ ŰźÙŽÙ„ÙŽÙ‚Ù’Ù†ÙŽŰ§ÙƒÙÙ… مِّن Ű°ÙŽÙƒÙŽŰ±Ù ÙˆÙŽŰŁÙÙ†Ù’Ű«ÙŽÙ‰Ù° ÙˆÙŽŰŹÙŽŰčÙŽÙ„Ù’Ù†ÙŽŰ§ÙƒÙÙ…Ù’ ŰŽÙŰčÙÙˆŰšÙ‹Ű§ ÙˆÙŽÙ‚ÙŽŰšÙŽŰ§ŰŠÙÙ„ÙŽ لِŰȘَŰčÙŽŰ§Ű±ÙŽÙÙÙˆŰ§ïŽŸÂ 

« Ô hommes ! Nous vous avons créés d’un mĂąle et d’une femelle afin que vous vous entre-connaissiez. »

Avant d’ĂȘtre français, arabes, africains ou europĂ©ens,

nous sommes nĂ©s du mĂȘme souffle.

Avant d’ĂȘtre musulmans, juifs, chrĂ©tiens ou athĂ©es,

nous sommes les enfants du mĂȘme souffle divin.

C'est cette fraternitĂ© premiĂšre que rappelle Mohamed Iqbal quand il Ă©crit : Nous sommes tous les fruits d’un mĂȘme jardin et d’un mĂȘme arbre.

Nous sommes tous les fleurs d’un mĂȘme printemps.

La noblesse ne vient pas de l’origine, mais de l’utilitĂ©, de la justice et de la piĂ©tĂ©. Comme il est dit dans le Coran :

ïŽżŰ„ÙÙ†Ù‘ÙŽ ŰŁÙŽÙƒÙ’Ű±ÙŽÙ…ÙŽÙƒÙÙ…Ù’ ŰčÙÙ†ŰŻÙŽ Ű§Ù„Ù„Ù‘ÙŽÙ‡Ù ŰŁÙŽŰȘÙ’Ù‚ÙŽŰ§ÙƒÙÙ…Ù’ïŽŸ


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Comment lutter concrĂštement contre le racisme et les divisions ?

Le racisme ne se combat pas seulement par les mots.

Il se combat par la cohérence.

Le ProphĂšte ï·ș a mariĂ© BilĂąl, l’ancien esclave Ă©thiopien, Ă  une femme arabe libre ; il a placĂ© SalmĂąn le Perse parmi les plus proches ; il a confiĂ© Ă  BilĂąl l’honneur de l’adhĂąn.

Être acteur, c’est :

  • Travailler avec excellence, pour ĂȘtre reconnu par la qualitĂ©, non par la plainte.

  • CrĂ©er des ponts, par le service, le respect et le dialogue.

  • Éduquer nos enfants à la dignitĂ© et Ă  la fraternitĂ© rĂ©elle.

  • Refuser la haine, mĂȘme lorsqu’on en est victime.

Dieu dit :

ïŽżÙˆÙŽÙ„ÙŽŰ§ ÙŠÙŽŰŹÙ’Ű±ÙÙ…ÙŽÙ†Ù‘ÙŽÙƒÙÙ…Ù’ ŰŽÙŽÙ†ÙŽŰąÙ†Ù قَوْمٍ Űčَلَىٰ ŰŁÙŽÙ„Ù‘ÙŽŰ§ ŰȘَŰčÙ’ŰŻÙÙ„ÙÙˆŰ§ ۚ ۧŰčÙ’ŰŻÙÙ„ÙÙˆŰ§ هُوَ ŰŁÙŽÙ‚Ù’Ű±ÙŽŰšÙ لِلŰȘَّقْوَىٰ
« Que la haine d’un peuple ne vous incite pas Ă  ĂȘtre injustes. Soyez justes : c’est plus proche de la piĂ©tĂ©. »(Al-Mā’idah, 8)

La meilleure rĂ©ponse au racisme, ce n’est pas la colĂšre, c’est un cƓur juste.

Quel est le rÎle du croyant dans une société blessée ?

Le croyant n’est pas un juge. Il n’est pas un spectateur. Il n’est pas un opposant systĂ©matique. Le croyant est un bĂątisseur.

Dieu dit :

ïŽżÙˆÙŽÙ…ÙŽÙ†Ù’ ŰŁÙŽŰ­Ù’ŰłÙŽÙ†Ù Ù‚ÙŽÙˆÙ’Ù„Ù‹Ű§ مِمَّن ŰŻÙŽŰčÙŽŰ§ Ű„ÙÙ„ÙŽÙ‰ Ű§Ù„Ù„Ù‘ÙŽÙ‡Ùâ€Š ÙˆÙŽÙ‚ÙŽŰ§Ù„ÙŽ Ű„ÙÙ†Ù‘ÙŽÙ†ÙÙŠ مِنَ Ű§Ù„Ù’Ù…ÙŰłÙ’Ù„ÙÙ…ÙÙŠÙ†ÙŽ
« Qui tient de plus belles paroles que celui qui appelle Ă  Dieu, accomplit une Ɠuvre bonne et dit : “Je suis du nombre des musulmans.” »

Notre vocation n'est pas de nourrir les divisions, mais de laisser le bien lĂ  ou nous passons.

Frùres et sƓurs,

Être musulman aujourd’hui, c’est refuser le repli comme l’exclusion.

C’est choisir, avec courage, la voie du juste milieu :

celle de la luciditĂ©, de l’action, de la misĂ©ricorde et de la responsabilitĂ©.

Le ProphĂšte ï·ș nous a montrĂ© la voie lorsqu’il a dit :

« Ű§Ù„Ù…ÙŰ€Ù’Ù…ÙÙ†Ù Ű§Ù„Ù‘ÙŽŰ°ÙÙŠ ÙŠÙŰźÙŽŰ§Ù„ÙŰ·Ù Ű§Ù„Ù†Ù‘ÙŽŰ§ŰłÙŽ ÙˆÙŽÙŠÙŽŰ”Ù’ŰšÙŰ±Ù Űčَلَى ŰŁÙŽŰ°ÙŽŰ§Ù‡ÙÙ…Ù’ŰźÙŽÙŠÙ’Ű±ÙŒ مِنَ Ű§Ù„Ù…ÙŰ€Ù’Ù…ÙÙ†Ù Ű§Ù„Ù‘ÙŽŰ°ÙÙŠ Ù„Ű§ÙŽ ÙŠÙŰźÙŽŰ§Ù„ÙŰ·Ù Ű§Ù„Ù†Ù‘ÙŽŰ§ŰłÙŽ ÙˆÙŽÙ„Ű§ÙŽ ÙŠÙŽŰ”Ù’ŰšÙŰ±Ù Űčَلَى ŰŁÙŽŰ°ÙŽŰ§Ù‡ÙÙ…Ù’ »
« Le croyant qui fréquente les gens et supporte leurs blessures est meilleur que celui qui ne les fréquente pas et ne supporte pas leurs blessures. »

Ce hadith nous rappelle que la vraie grandeur n’est pas dans la fuite, mais dans la prĂ©sence ; pas dans l’isolement, mais dans la capacitĂ© Ă  rester humain au milieu des humains.

Ne laissons pas la peur nous éteindre, ni la colÚre nous détourner.

Soyons une lumiĂšre, mĂȘme humble, dans notre foyer, notre quartier, notre travail. Et rappelons-nous la parole du ProphĂšte ï·ș :

 « Ù„ÙŽŰ§ ŰȘÙŽŰ­Ù’Ù‚ÙŰ±ÙŽÙ†Ù‘ÙŽ مِنَ Ű§Ù„Ù’Ù…ÙŽŰčÙ’Ű±ÙÙˆÙÙ ŰŽÙŽÙŠÙ’ŰŠÙ‹Ű§ »

 « Ne sous-estime aucune action de bien, si petite soit-elle. »

✹ Ensemble, devenons des acteurs du bien, des bĂątisseurs de paix, et des tĂ©moins vivants du message du Coran. Que Dieu nous aide.

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