La musique Haram ou Halal ?
- ecmbordeaux
- 26 mars 2024
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 18 juil.
1. Du point de vue du Texte (نص):
Dans le coran ou la Sounna, il n'existe pas de preuve définitive interdisant la musique de manière explicite et incontestable. Les textes évoqués à ce sujet sont soit discutables dans leur interprétation soit faibles et fortement débattus quant à leur authenticité, et donc ne montent pas au niveau de la certitude qui imposerait une règle générale et définitive.
2. D'un point de vue du contexte (الواقع):
La musique fait partie intégrante de l'expérience humaine à travers l'histoire. Elle exprime les émotions et les états d'âme des peuples à travers les âges . Par conséquent, en tenant compte de cette approche réaliste, la musique apparaît comme un phénomène naturel et humain difficilement réductible à une simple interdiction.
3. Du point de vue des objectifs de la loi (مقاصدياً):
Si la musique ne détourne pas des devoirs religieux et des responsabilités morales, et n'incite pas au vice et à la débauche, alors elle peut être considérée comme l'une des bonnes choses que la loi a permises pour le bien être de l'âme et le plaisir.

4. Du point de vue émotionnel (الوجدان الأخلاقي):
Si la musique ne contredit pas les principes éthiques, et ne suscite pas des sentiments de dépravation ou d’égarement, alors il n'y a pas de base légale pour son interdiction. Au contraire, elle peut nourrir des sentiments nobles, éveiller des émotions saines et soutenir des valeurs humaines élevées.
5. Du point de vue logique (المنطق العقلي):
La raison ne perçoit pas la musique comme quelque chose de nuisible en soi. Ce n’est que son usage abusif ou dévoyé qui peut poser problème. Lorsqu’elle est écoutée avec modération et discernement, elle ne contredit aucune règle de bon sens ou de logique saine.
Conclusion synthétique :
La position qui autorise la musique repose sur une approche globale et équilibrée.
Cette position tient compte :
des textes,
du contexte,
des finalités de la loi,
de la dimension morale et émotionnelle
et de la raison.
Elle apparaît ainsi plus nuancée et fidèle à l’esprit de l’islam que la lecture qui plaide pour son interdiction absolue.



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