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🌟 Croire et faire le bien : voilà le cœur battant de l’islam.

Dernière mise à jour : 20 juil. 2025

Scène : Une petite pièce paisible. Des livres sont posés, sur une table. Les trois sont assis sur des chaises dans un jardin avec des arbres et une ambiance paisible. Le soleil décline




Isaac (d’un ton inquiet) : i

Maître… Est-ce mal de vouloir se retirer du monde pour apprendre ? J’ai cette impression constante de n’en jamais savoir assez. Même après plusieurs années d’études, je doute. On me dit de ne pas débattre, tu ne maîtrises pas la langue arabe. Je me dis peut-être faut-il tout quitter… partir ailleurs… en terre d’islam, m’enfermer, maîtriser l’arabe, lire les grands textes… avant d’oser m'exprimer.


Aya (doucement, presque en confession) :

Moi aussi, j’ai ce sentiment. Je prie, je jeûne, j’écoute des conférences, je lis. Mais dès que je veux parler de ma foi, j’entends : « Qui es-tu pour parler ? Tu n’as pas étudié toutes les sciences religieuses ! » Alors je me tais… Et je me demande : l’islam est-il réservé à ceux qui maîtrisent la langue arabe et les sciences religieuses ? De plus quand je regarde autour de moi, je vois beaucoup de formes religieuses ...Mais peu de justice, peu de beauté, peu de cohérence. J'ai besoin de comprendre : Qu'est ce que Dieu attend vraiment de moi ? Dois-je tout quitter pour devenir une meilleure musulmane ?


Maître Jassim (sourit avec tendresse)

Et si je vous disais que vous êtes déjà là où commence le chemin ?

L’islam des origines n’a pas commencé dans des bibliothèques, ni dans les instituts.

Il a commencé dans les cœurs, dans les rues de La Mecque, dans les larmes d’une esclave battue, dans les doutes d’un commerçant sincère.


Isaac :

Mais… le Prophète ﷺ n’était-il pas un modèle de perfection ? Ne devons-nous pas, nous aussi, aspirer à une connaissance totale et à une pratique parfaite ?

Maître Jassim

La connaissance véritable ne commence pas par l'accumulation. Elle commence par l’orientation du cœur.


Dieu n’a pas envoyé le Prophète ﷺ pour fonder un institut réservé à une élite, mais pour toucher les coeurs, éclairer les esprits, éduquer les âmes et les purifier.


رَبَّنَا وَابْعَثْ فِيهِمْ رَسُولًا مِّنْهُمْ يَتْلُو عَلَيْهِمْ آيَاتِكَ وَيُعَلِّمُهُمُ الْكِتَابَ وَالْحِكْمَةَ وَيُزَكِّيهِمْ ۚ


Et cette éducation va s'appuyer sur le lien avec Dieu par le biais du rite pour construire un monde plus fraterne, plus juste et plus paisible.


Le Coran l’affirme clairement :

« Certes, Dieu ordonne la justice, la bienfaisance et l’assistance aux proches, et Il interdit la turpitude, l’injustice et la rébellion. » (Sourate an-Naḥl, 16:90)


إِنَّ اللَّهَ يَأْمُرُ بِالْعَدْلِ وَالْإِحْسَانِ وَإِيتَاءِ ذِي الْقُرْبَىٰ وَيَنْهَىٰ عَنِ الْفَحْشَاءِ وَالْمُنكَرِ وَالْبَغْيِ


Isaac (avec admiration) : Alors… au tout début de l’islam, le projet était clair ? Et les premiers musulmans… ils étaient unis, rassemblés autour du Prophète ﷺ ?


Maître Jassim (avec un léger sourire) : Non seulement unis… mais profondément habités par le sens.


Et pourtant, beaucoup d’entre eux ne savaient ni lire ni écrire. Mais cela ne les a jamais empêchés de répondre à l’appel du Coran.


Ce Livre ne leur parlait pas comme à des érudits enfermés dans des livres. Il leur disait :

Regardez autour de vous. Contemplez la création. Écoutez les versets. Réfléchissez avec votre cœur.

Leurs cœurs, bien que modestes selon les critères du monde, étaient ouverts, réceptifs, sincèrement disponibles à la vérité.


Et c’est justement à eux que Dieu a confié Sa lumière, les élevant au rang de :

« les meilleurs de cette communauté ».

Aya (yeux brillants)

Mais alors, pourquoi aujourd’hui, tout semble si compliqué ? Pourquoi ce sentiment d’être noyé par les règles, les débats, les écoles juridiques et des termes qu’on ne comprend pas ?


Maître Jassim :

Parce que nous avons confondu les moyens avec la finalité, nous avons mélangé le projet de la religion avec ses rites.


La prière, le jeûne, la lecture du Coran…tout cela ne sont pas des fins en soi, mais des outils. Des outils puissants, certes, mais conçus pour nous conduire vers la foi vivante et les bonnes actions.


Et si ces outils sont utilisés sans conscience du but, alors on s’active… sans vraiment avancer.


Isaac :

Donc… si quelqu’un vous demande « Qu’est-ce que l’islam ? »… vous ne parlez pas des cinq piliers ?


Maître Jassim : (Souriant avec bienveillance)

Si quelqu’un me demandait : Qu’est-ce que l’islam ? je répondrais : C’est la foi ... et l'actions vertueuse.

Tout le reste n'est que moyen.


Les actes rituels sont essentiels, mais ils ne sont pas la finalité.


Quand on les pratique sans en chercher le fruit sans éveil du cœur, sans transformation intérieure, sans impact réel — alors la religion devient une lumière éteinte, une religiosité individualiste, centripète et privée de souffle.


Cette dualité vivante — foi et action vertueuse — est le cœur battant de l’islam.



Aya :  (réfléchissant à voix haute) :

Donc… ce qui compte vraiment, c’est de traduire notre foi en actions concrètes et vertueuses, sans se laisser submerger par les formes ou les moyens, aussi importants soient-ils.


Maître Jassim : (hoche la tête)


Exactement. Réduire la religion à ses seuls rituels ou à des débats métaphysiques ou juridiques destinés à prendre le dessus sur l'autre , c’est parfois se donner l’illusion de marcher vers Dieu, alors qu’en réalité on fait du sur place.


Il n'y a ni transformation du coeur, ni impact réel sur la société.

Regarde :Un homme interrogea un jour le Prophète ﷺ sur la fin du monde. Il ne lui a pas fait un discours, ni cité un long programme d’étude. Il lui a simplement dit :« Qu’as-tu préparé pour elle ? »

Une réponse sous forme de question brève, mais directe.

Une question qui s'adresse au coeur pour le réveiller, le responsabiliser et le mettre en marche.


Non pas vers l’abstraction, mais vers plus de paix, de compassion et de justice.


Isaac : (avec hésitation) :


Mais… si je ne parle pas parfaitement arabe, si je n’ai pas accès aux grands savants…

Est-ce que je peux vraiment apprendre et avancer dans ma foi là où je suis ? Est-ce que cela suffit… pour plaire à Dieu et cheminer sincèrement ?


Maître Jassim

Isaac, chaque endroit où tu es sincère devient un lieu d’apprentissage.

Si tu écoutes un verset et que tu le vis… tu as reçu plus que celui qui l’a récité sans l’appliquer.

L’Imam Malik a dit :

« La science, ce n’est pas la quantité de paroles, mais une lumière qu’Allah place dans le cœur. »

Aya :

Mais comment répondre à ceux qui nous disent de nous taire ? Qui nous rappellent sans cesse notre ignorance et notre pratique imparfaite à leurs yeux ?


Maître Jassim (regard profond)

Répondez… par vos actes. Apprenez en agissant.

Soyez ces croyants qui soignent avec douceur, qui travaillent avec excellence, qui parlent avec justice, qui servent leurs familles, qui sèment la paix autour d’eux.

Reliez la foi à l'action vertueuse dans la société qui la vôtre.

C’est cela, l'islam.

Le Prophète ﷺ a dit : " Le musulman est celui dont la langue et la main ne nuisent pas autrui" .

« Dieu ne regarde pas vos corps ni vos visages, mais Il regarde vos cœurs et vos actions. » Pas ton diplôme. Pas ton éloquence. Mais ta sincérité… et ta lumière.

Aya (souriante) :

Alors… l’islam n’est pas un labyrinthe réservé à des experts. C’est une voie ouverte, pour qui veut marcher vers Dieu avec le cœur en éveil…


Maître Jassim (émotion dans la voix) :

Exactement, Aya.

L’islam est un souffle vivant. Un appel à bâtir, à soigner, à éduquer, à aimer, à unir. N

e laissez pas les difficultés vous pousser au repli : soyez des artisans de lumière en lui. Dieu a dit :

« Une lumière et un Livre clair vous sont venus de Dieu. قَدْ جَاءَكُم مِّنَ اللَّهِ نُورٌ وَكِتَابٌ مُّبِينٌ » (Al-Mâ’idah, 5:15)

Silence.

Isaac et Aya se regardent.

Un poids s’est levé. Désormais une paix les habite.


 
 
 

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