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🌟 Croire et faire le bien : voilà le cƓur battant de l’islam.

DerniĂšre mise Ă  jour : 20 juil.

ScÚne : Une petite piÚce paisible. Des livres sont posés, sur une table. Les trois sont assis sur des chaises dans un jardin avec des arbres et une ambiance paisible. Le soleil décline




Isaac (d’un ton inquiet) : i

MaĂźtre
 Est-ce mal de vouloir se retirer du monde pour apprendre ? J’ai cette impression constante de n’en jamais savoir assez. MĂȘme aprĂšs plusieurs annĂ©es d’études, je doute. On me dit de ne pas dĂ©battre, tu ne maĂźtrises pas la langue arabe. Je me dis peut-ĂȘtre faut-il tout quitter
 partir ailleurs
 en terre d’islam, m’enfermer, maĂźtriser l’arabe, lire les grands textes
 avant d’oser m'exprimer.


Aya (doucement, presque en confession) :

Moi aussi, j’ai ce sentiment. Je prie, je jeĂ»ne, j’écoute des confĂ©rences, je lis. Mais dĂšs que je veux parler de ma foi, j’entends : « Qui es-tu pour parler ? Tu n’as pas Ă©tudiĂ© toutes les sciences religieuses ! » Alors je me tais
 Et je me demande : l’islam est-il rĂ©servĂ© Ă  ceux qui maĂźtrisent la langue arabe et les sciences religieuses ? De plus quand je regarde autour de moi, je vois beaucoup de formes religieuses ...Mais peu de justice, peu de beautĂ©, peu de cohĂ©rence. J'ai besoin de comprendre : Qu'est ce que Dieu attend vraiment de moi ? Dois-je tout quitter pour devenir une meilleure musulmane ?


MaĂźtre Jassim (sourit avec tendresse)

Et si je vous disais que vous ĂȘtes dĂ©jĂ  lĂ  oĂč commence le chemin ?

L’islam des origines n’a pas commencĂ© dans des bibliothĂšques, ni dans les instituts.

Il a commencĂ© dans les cƓurs, dans les rues de La Mecque, dans les larmes d’une esclave battue, dans les doutes d’un commerçant sincĂšre.


Isaac :

Mais
 le ProphĂšte ï·ș n’était-il pas un modĂšle de perfection ? Ne devons-nous pas, nous aussi, aspirer Ă  une connaissance totale et Ă  une pratique parfaite ?

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MaĂźtre Jassim

La connaissance vĂ©ritable ne commence pas par l'accumulation. Elle commence par l’orientation du cƓur.


Dieu n’a pas envoyĂ© le ProphĂšte ï·ș pour fonder un institut rĂ©servĂ© Ă  une Ă©lite, mais pour toucher les coeurs, Ă©clairer les esprits, Ă©duquer les Ăąmes et les purifier.


Ű±ÙŽŰšÙ‘ÙŽÙ†ÙŽŰ§ ÙˆÙŽŰ§ŰšÙ’ŰčÙŽŰ«Ù’ فِيهِمْ Ű±ÙŽŰłÙÙˆÙ„Ù‹Ű§ مِّنْهُمْ يَŰȘْلُو Űčَلَيْهِمْ ŰąÙŠÙŽŰ§ŰȘِكَ وَيُŰčَلِّمُهُمُ Ű§Ù„Ù’ÙƒÙŰȘÙŽŰ§ŰšÙŽ ÙˆÙŽŰ§Ù„Ù’Ű­ÙÙƒÙ’Ù…ÙŽŰ©ÙŽ وَيُŰČَكِّيهِمْ ۚ


Et cette éducation va s'appuyer sur le lien avec Dieu par le biais du rite pour construire un monde plus fraterne, plus juste et plus paisible.


Le Coran l’affirme clairement :

« Certes, Dieu ordonne la justice, la bienfaisance et l’assistance aux proches, et Il interdit la turpitude, l’injustice et la rĂ©bellion. » (Sourate an-Naáž„l, 16:90)


Ű„ÙÙ†Ù‘ÙŽ Ű§Ù„Ù„Ù‘ÙŽÙ‡ÙŽ ÙŠÙŽŰŁÙ’Ù…ÙŰ±Ù ŰšÙŰ§Ù„Ù’ŰčÙŽŰŻÙ’Ù„Ù ÙˆÙŽŰ§Ù„Ù’Ű„ÙŰ­Ù’ŰłÙŽŰ§Ù†Ù ÙˆÙŽŰ„ÙÙŠŰȘÙŽŰ§ŰĄÙ Ű°ÙÙŠ Ű§Ù„Ù’Ù‚ÙŰ±Ù’ŰšÙŽÙ‰Ù° وَيَنْهَىٰ Űčَنِ Ű§Ù„Ù’ÙÙŽŰ­Ù’ŰŽÙŽŰ§ŰĄÙ ÙˆÙŽŰ§Ù„Ù’Ù…ÙÙ†ÙƒÙŽŰ±Ù ÙˆÙŽŰ§Ù„Ù’ŰšÙŽŰșْيِ


Isaac (avec admiration) : Alors
 au tout dĂ©but de l’islam, le projet Ă©tait clair ? Et les premiers musulmans
 ils Ă©taient unis, rassemblĂ©s autour du ProphĂšte ï·ș ?


MaĂźtre Jassim (avec un lĂ©ger sourire) : Non seulement unis
 mais profondĂ©ment habitĂ©s par le sens.


Et pourtant, beaucoup d’entre eux ne savaient ni lire ni Ă©crire. Mais cela ne les a jamais empĂȘchĂ©s de rĂ©pondre Ă  l’appel du Coran.


Ce Livre ne leur parlait pas comme à des érudits enfermés dans des livres. Il leur disait :

Regardez autour de vous. Contemplez la crĂ©ation. Écoutez les versets. RĂ©flĂ©chissez avec votre cƓur.

Leurs cƓurs, bien que modestes selon les critĂšres du monde, Ă©taient ouverts, rĂ©ceptifs, sincĂšrement disponibles Ă  la vĂ©ritĂ©.


Et c’est justement Ă  eux que Dieu a confiĂ© Sa lumiĂšre, les Ă©levant au rang de :

« les meilleurs de cette communauté ».

Aya (yeux brillants)

Mais alors, pourquoi aujourd’hui, tout semble si compliquĂ© ? Pourquoi ce sentiment d’ĂȘtre noyĂ© par les rĂšgles, les dĂ©bats, les Ă©coles juridiques et des termes qu’on ne comprend pas ?


MaĂźtre Jassim :

Parce que nous avons confondu les moyens avec la finalité, nous avons mélangé le projet de la religion avec ses rites.


La priĂšre, le jeĂ»ne, la lecture du Coran
tout cela ne sont pas des fins en soi, mais des outils. Des outils puissants, certes, mais conçus pour nous conduire vers la foi vivante et les bonnes actions.


Et si ces outils sont utilisĂ©s sans conscience du but, alors on s’active
 sans vraiment avancer.


Isaac :

Donc
 si quelqu’un vous demande « Qu’est-ce que l’islam ? »  vous ne parlez pas des cinq piliers ?


MaĂźtre Jassim : (Souriant avec bienveillance)

Si quelqu’un me demandait : Qu’est-ce que l’islam ? je rĂ©pondrais : C’est la foi ... et l'actions vertueuse.

Tout le reste n'est que moyen.


Les actes rituels sont essentiels, mais ils ne sont pas la finalité.


Quand on les pratique sans en chercher le fruit sans Ă©veil du cƓur, sans transformation intĂ©rieure, sans impact rĂ©el — alors la religion devient une lumiĂšre Ă©teinte, une religiositĂ© individualiste, centripĂšte et privĂ©e de souffle.


Cette dualitĂ© vivante — foi et action vertueuse — est le cƓur battant de l’islam.


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Aya :  (réfléchissant à voix haute) :

Donc
 ce qui compte vraiment, c’est de traduire notre foi en actions concrùtes et vertueuses, sans se laisser submerger par les formes ou les moyens, aussi importants soient-ils.


MaĂźtre Jassim : (hoche la tĂȘte)


Exactement. RĂ©duire la religion Ă  ses seuls rituels ou Ă  des dĂ©bats mĂ©taphysiques ou juridiques destinĂ©s Ă  prendre le dessus sur l'autre , c’est parfois se donner l’illusion de marcher vers Dieu, alors qu’en rĂ©alitĂ© on fait du sur place.


Il n'y a ni transformation du coeur, ni impact réel sur la société.

Regarde :Un homme interrogea un jour le ProphĂšte ï·ș sur la fin du monde. Il ne lui a pas fait un discours, ni citĂ© un long programme d’étude. Il lui a simplement dit :« Qu’as-tu prĂ©parĂ© pour elle ? »

Une réponse sous forme de question brÚve, mais directe.

Une question qui s'adresse au coeur pour le réveiller, le responsabiliser et le mettre en marche.


Non pas vers l’abstraction, mais vers plus de paix, de compassion et de justice.


Isaac : (avec hésitation) :


Mais
 si je ne parle pas parfaitement arabe, si je n’ai pas accùs aux grands savants


Est-ce que je peux vraiment apprendre et avancer dans ma foi lĂ  oĂč je suis ? Est-ce que cela suffit
 pour plaire Ă  Dieu et cheminer sincĂšrement ?


MaĂźtre Jassim

Isaac, chaque endroit oĂč tu es sincĂšre devient un lieu d’apprentissage.

Si tu Ă©coutes un verset et que tu le vis
 tu as reçu plus que celui qui l’a rĂ©citĂ© sans l’appliquer.

L’Imam Malik a dit :

« La science, ce n’est pas la quantitĂ© de paroles, mais une lumiĂšre qu’Allah place dans le cƓur. »

Aya :

Mais comment répondre à ceux qui nous disent de nous taire ? Qui nous rappellent sans cesse notre ignorance et notre pratique imparfaite à leurs yeux ?


MaĂźtre Jassim (regard profond)

Répondez
 par vos actes. Apprenez en agissant.

Soyez ces croyants qui soignent avec douceur, qui travaillent avec excellence, qui parlent avec justice, qui servent leurs familles, qui sùment la paix autour d’eux.

Reliez la foi à l'action vertueuse dans la société qui la vÎtre.

C’est cela, l'islam.

Le ProphĂšte ï·ș a dit : " Le musulman est celui dont la langue et la main ne nuisent pas autrui" .

« Dieu ne regarde pas vos corps ni vos visages, mais Il regarde vos cƓurs et vos actions. » Pas ton diplĂŽme. Pas ton Ă©loquence. Mais ta sincĂ©rité  et ta lumiĂšre.

Aya (souriante) :

Alors
 l’islam n’est pas un labyrinthe rĂ©servĂ© Ă  des experts. C’est une voie ouverte, pour qui veut marcher vers Dieu avec le cƓur en Ă©veil



Maßtre Jassim (émotion dans la voix) :

Exactement, Aya.

L’islam est un souffle vivant. Un appel Ă  bĂątir, Ă  soigner, Ă  Ă©duquer, Ă  aimer, Ă  unir. N

e laissez pas les difficultés vous pousser au repli : soyez des artisans de lumiÚre en lui. Dieu a dit :

« Une lumiĂšre et un Livre clair vous sont venus de Dieu. Ù‚ÙŽŰŻÙ’ ŰŹÙŽŰ§ŰĄÙŽÙƒÙÙ… مِّنَ Ű§Ù„Ù„ÙŽÙ‘Ù‡Ù Ù†ÙÙˆŰ±ÙŒ وَكِŰȘÙŽŰ§ŰšÙŒ Ù…ÙÙ‘ŰšÙÙŠÙ†ÙŒ » (Al-Mñ’idah, 5:15)

Silence.

Isaac et Aya se regardent.

Un poids s’est levĂ©. DĂ©sormais une paix les habite.


 
 
 

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